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Cichla
temensis

Cichla temensis
Cichla temensis

Le peacock bass, vous en avez probablement déjà entendu parler. Je vous présente aujourd’hui l’un de ses représentants les plus célèbres : le fameux Cichla temensis, connu sous différents noms selon les pays — « peacock bass » aux États-Unis, « pavón » dans les pays hispanophones ou encore « tucunaré-açu » au Brésil.

Malgré son nom anglais, le peacock bass n’est pas un véritable bass. Il appartient à la famille des cichlidés, comme de nombreux poissons tropicaux que l’on retrouve en aquarium. S’il est souvent comparé au black-bass, c’est parce qu’il possède les mêmes qualités de poisson sportif : il chasse volontiers dans peu d’eau, attaque brutalement les leurres — notamment les gros leurres de surface — et livre des combats d’une puissance exceptionnelle.

On comprend donc facilement pourquoi tant de pêcheurs rêvent de le capturer. Ses couleurs et ses motifs spectaculaires garantissent de magnifiques photos, mais c’est surtout la violence de ses attaques et de ses combats qui rend sa pêche si divertissante. À cela s’ajoute le cadre : les plus beaux spécimens vivent au cœur de régions sauvages et préservées, notamment dans le bassin amazonien.

Le Cichla temensis est considéré comme la plus grande espèce de peacock bass. Il peut approcher le mètre et dépasser les 13 kg. En 2017, un spécimen exceptionnel de 14 kg pour 87 cm avait été présenté comme un nouveau record mondial. Le record actuellement homologué par l’IGFA est de 13,19 kg au poids, tandis que le record en longueur atteint 94 cm. Les poissons présentés ici pesaient environ 7 à 8 kg. À l’approche de la reproduction, les mâles adultes développent souvent une imposante bosse nucale, particulièrement visible sur la première photo.

Le poisson photographié ci-dessous a été capturé il y a plusieurs années sur le Rio Negro, au Brésil, en compagnie de Yan-Arthur de Sulocki, l’un des guides spécialistes du peacock bass les plus connus — et les plus sympathiques !

Le Cichla temensis peut présenter deux robes très différentes. La forme adulte à trois grandes bandes verticales est généralement appelée « tucunaré-açu ». L’autre livrée, couverte de points clairs, est appelée « tucunaré-paca ». Il ne s’agit pas d’une espèce différente, mais d’une variation de robe du même poisson. Son nom fait référence au paca, un petit mammifère sud-américain dont le pelage est lui aussi marqué de points. Il est donc plus juste de parler de « tucunaré-paca » que de « peacock bass paca ». Le jeune spécimen présenté ici, capturé au Flashminnow 130 après une forte pluie, arbore parfaitement cette livrée mouchetée.

Il n’est toutefois pas indispensable de partir en Amazonie pour découvrir la pêche du peacock bass. Aux États-Unis, le butterfly peacock bass est présent dans les canaux et les lacs du sud de la Floride, particulièrement autour de Miami. Il y a été introduit volontairement dans les années 1980 afin de limiter la prolifération de certaines espèces issues de l’aquariophilie et de développer une nouvelle pêche sportive.

Ces peacock bass de Floride restent généralement plus petits que les grands tucunarés amazoniens, mais ils sont nombreux et relativement accessibles, y compris du bord. Ils constituent donc une excellente manière de découvrir ce poisson avant, peut-être, de partir un jour à la recherche des géants du Rio Negro.

You have probably already heard of the peacock bass. Today, I would like to introduce one of its most famous representatives: the legendary Cichla temensis, known by different names depending on the country — “peacock bass” in the United States, “pavón” in Spanish-speaking countries, and “tucunaré-açu” in Brazil.

Despite its English name, the peacock bass is not a true bass. It belongs to the cichlid family, like many tropical fish commonly kept in aquariums. It is often compared to the black bass because it has the same qualities as a sport fish: it readily hunts in shallow water, strikes lures violently — especially large topwater lures — and puts up exceptionally powerful fights.

It is therefore easy to understand why so many anglers dream of catching one. Its spectacular colours and patterns make for magnificent photographs, but it is above all the violence of its strikes and the intensity of its fights that make fishing for it so exciting. The setting adds to the experience: the finest specimens live in wild, unspoilt regions, particularly within the Amazon basin.

Cichla temensis is the largest species of peacock bass. It can reach impressive sizes: in 2017, the world record stood at 14 kg and 87 cm. The specimens featured here weighed approximately 7 to 8 kg. Adult males can be recognised by the magnificent hump that develops on their forehead, particularly visible in the first photograph.

The fish pictured below was caught several years ago on the Rio Negro in Brazil, in the company of Yan-Arthur de Sulocki, one of the best-known — and friendliest! — guides specialising in peacock bass fishing.

Cichla temensis can display two very different colour patterns. The adult form, with three broad vertical bars, is generally known as “tucunaré-açu”. The other pattern, covered with pale spots, is called “tucunaré-paca”. This is not a different species, but simply a colour variation of the same fish. Its name refers to the paca, a small South American mammal whose coat is also marked with spots. It is therefore more accurate to call it “tucunaré-paca” rather than “paca peacock bass”. The young specimen shown here, caught on a Flashminnow 130 after heavy rainfall, perfectly displays this distinctive spotted pattern.

However, travelling to the Amazon is not essential if you want to experience peacock bass fishing. In the United States, butterfly peacock bass can be found in the canals and lakes of southern Florida, particularly around Miami. It was deliberately introduced there during the 1980s to control the spread of certain aquarium species and to create a new sport fishery.

Florida peacock bass generally remain smaller than the great Amazonian tucunarés, but they are numerous and relatively accessible, even from the shore. They therefore offer an excellent introduction to this fish before perhaps travelling one day in search of the giants of the Rio Negro.

Probablemente ya haya oído hablar del peacock bass. Hoy quiero presentarle a uno de sus representantes más célebres: el famoso Cichla temensis, conocido con distintos nombres según el país: «peacock bass» en Estados Unidos, «pavón» en los países hispanohablantes y «tucunaré-açu» en Brasil.

A pesar de su nombre en inglés, el peacock bass no es un verdadero bass. Pertenece a la familia de los cíclidos, al igual que muchos peces tropicales habituales en los acuarios. Si suele compararse con el black bass es porque posee las mismas cualidades como pez deportivo: caza con frecuencia en aguas poco profundas, ataca violentamente los señuelos —especialmente los grandes señuelos de superficie— y ofrece combates de una potencia excepcional.

Por tanto, es fácil comprender por qué tantos pescadores sueñan con capturarlo. Sus espectaculares colores y dibujos garantizan fotografías magníficas, pero son sobre todo la violencia de sus ataques y la intensidad de sus combates las que hacen que su pesca resulte tan divertida. A todo ello se suma el entorno: los ejemplares más grandes viven en regiones salvajes y bien conservadas, especialmente en la cuenca amazónica.

El Cichla temensis es la especie de peacock bass de mayor tamaño. Puede alcanzar dimensiones impresionantes: en 2017, el récord mundial era de 14 kg y 87 cm. Los ejemplares que se muestran aquí pesaban aproximadamente entre 7 y 8 kg. Los machos adultos se reconocen especialmente por la magnífica protuberancia que desarrollan en la cabeza, particularmente visible en la primera fotografía.

El pez fotografiado a continuación fue capturado hace varios años en el río Negro, en Brasil, en compañía de Yan-Arthur de Sulocki, uno de los guías especializados en peacock bass más conocidos —¡y también uno de los más simpáticos!

El Cichla temensis puede presentar dos coloraciones muy diferentes. La forma adulta, caracterizada por tres grandes bandas verticales, recibe generalmente el nombre de «tucunaré-açu». La otra librea, cubierta de puntos claros, se denomina «tucunaré-paca». No se trata de una especie diferente, sino de una variación en la coloración del mismo pez. Su nombre hace referencia a la paca, un pequeño mamífero sudamericano cuyo pelaje también está cubierto de manchas. Por ello, resulta más correcto hablar de «tucunaré-paca» que de «peacock bass paca». El joven ejemplar que se muestra aquí, capturado con un Flashminnow 130 después de una fuerte lluvia, luce perfectamente esta coloración moteada.

Sin embargo, no es imprescindible viajar hasta la Amazonia para descubrir la pesca del peacock bass. En Estados Unidos, el butterfly peacock bass está presente en los canales y lagos del sur de Florida, especialmente en los alrededores de Miami. Fue introducido deliberadamente durante la década de 1980 con el fin de limitar la proliferación de determinadas especies procedentes de la acuariofilia y fomentar una nueva modalidad de pesca deportiva.

Estos peacock bass de Florida suelen ser más pequeños que los grandes tucunarés amazónicos, pero son numerosos y relativamente accesibles, incluso desde la orilla. Por ello, constituyen una excelente forma de descubrir este pez antes de viajar algún día, quizás, en busca de los gigantes del río Negro.

Cichla temensis 1
Cichla temensis 2