Il y a quelques années il était encore possible de capturer des brochets dans la Garonne en plein centre de Toulouse,
sous les yeux étonnés des passants qui s’approchaient aussitôt pour observer le poisson de plus près. Je doute que ce soit toujours le cas aujourd’hui, car voilà longtemps que je n’ai plus croisé de pêcheurs au niveau du port de l’Embouchure, alors qu’ils y étaient pourtant nombreux autrefois.
À cette époque, obtenir sa photo de brochet urbain relevait de la quète secondaire classique.
Il fallait réellement vouloir tenter le coup : se lever tôt avant le lever du jour, en plein hiver, enchaîner les sessions plusieurs jours d’affilée, marcher des kilomètres le long des quais glacés, pêcher méthodiquement les bordures de la Daurade, insister sous les ponts malgré le froid, le vent et les longues heures sans touche, lancer encore et encore dans une eau opaque couleur café… jusqu’à finalement décrocher le précieux sésame.
A few years ago, it was still possible to catch northern pike in the Garonne right in the centre of Toulouse, under the surprised gaze of passers-by who would immediately come closer to get a better look at the fish. I doubt this is still really the case today, as it has been a long time since I last saw anglers around the Port de l’Embouchure, whereas they used to be quite numerous back then.
Back then, getting your urban pike photo felt like a classic side quest.
You really had to want it: waking up before sunrise in the middle of winter, chaining sessions together for several days in a row, walking kilometres along freezing quays, methodically fishing the banks near La Daurade, insisting beneath the bridges despite the cold, the wind and the endless hours without a single bite, casting over and over again into opaque coffee-coloured water… until finally obtaining the precious reward.
Hace algunos años todavía era posible capturar lucios en el Garona, en pleno centro de Toulouse, bajo la mirada sorprendida de los transeúntes, que se acercaban inmediatamente para observar el pez más de cerca. Dudo que siga siendo realmente así hoy en día, ya que hace mucho tiempo que no veo pescadores por la zona del puerto de l’Embouchure, aunque antiguamente eran bastante numerosos.
En aquella época, conseguir tu foto de lucio urbano era prácticamente la típica misión secundaria.
Realmente había que querer intentarlo: levantarse antes del amanecer en pleno invierno, encadenar sesiones durante varios días seguidos, caminar kilómetros a lo largo de los muelles helados, pescar metódicamente las orillas de La Daurade, insistir bajo los puentes pese al frío, el viento y las interminables horas sin una sola picada, lanzar una y otra vez en un agua opaca color café… hasta acabar consiguiendo el preciado trofeo.